lundi 20 juin 2011

Éric Besson se lâche sur Twitter

Le ministre de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique a récemment fait parler de lui en s'emportant sur le plateau de Guy Lagache lors de l'émission Capital. Éric Besson a décidé de quitter le plateau en plein milieu du tournage sans vraiment en expliciter les raisons. L'amorce de Lagache à propos de la sûreté nucléaire en France a apparemment franchement énervé le ministre, elle collait pourtant parfaitement au sujet abordé par l'émission et à l'interview qui suivait.


Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Si M6 a décidé de couper au montage les grossièretés qui auraient été proférées par le ministre, tout le web avait connaissance de ce petit incident. Cela n'a d'ailleurs pas échappé a Twitter qui s'est enflammé autour du sujet le soir de la diffusion de Capital. Besson a été interpellé à maintes reprises par les utilisateurs du réseau social et s'est lui même exprimé via son propre compte. Voici son tweet le plus marquant:



L'intervention n'a pas été du goût de tout le monde. Bien qu'Éric Besson ait décidé de préciser par la suite qu'il s'agissait d'humour, il faut bien admettre que ce genre de plaisanteries n'est pas vraiment ce à quoi l'on s'attend de la part d'un ministre d'État.De nombreux twittos lui ont d'ailleurs fait comprendre le fond de leur pensée et pas toujours de la plus élégantes des manières. Cela confirme bien la tendance selon laquelle de plus en plus de politiques font preuve d'un manque de retenue au regard de la fonction qu'ils occuppent.

En tout cas, si comme il le dit, Besson a permis à Capital de faire plus d'audience, j'espère qu'il permettra aussi à ce blog d'augmenter son nombre de visiteurs. Après tout, en tant que ministre délégué à l'économie numérique ce serait bien la moindre des choses qu'il puisse faire pour moi...

jeudi 16 juin 2011

Ces ex-ministres qui refusent de renoncer à leurs privilèges

Luc Ferry a fait la une de l'actualité suite aux accusations de pédophilie qu'il a lancées contre un ex-ministre sur le plateau du Grand Journal de Canal+. Il se serait certainement bien contenté du tollé provoqué par ces propos. Seulement lorsque l'on remue la merde, il faut s'attendre à recevoir des éclaboussures.

En effet, peu de temps après avoir relayé cette rumeur, l'ancien ministre de l'éducation de Raffarin s'est fait épinglé par Le Canard Enchaîné. Ferry aurait reçu 4500€ par mois par Paris 7 depuis le début de l'année universitaire pour donner des cours de philo qu'il n'a jamais assuré! Pour preuve que l'ex-ministre n'a pas mis les pieds à la fac depuis un bout de temps, il croit encore que Paris 7 se trouve à Jussieu alors qu'elle a depuis longtemps déménagé dans le 13e.

Peu de chances pour que ces révélations soient un retour de bâtons à la rumeur relancée par Luc Ferry. Il s'agirait plutôt d'un collègue universitaire qui, excédé par ces passe-droits, a alerté la presse. L'ancien ministre a évoqué "une erreur administrative". Elle s'expliquerait, selon lui, par le fait que sa mise à disposition de l'Etat ait tardé à être reconduite.

Car si Luc Ferry est mis à la disposition de l'Etat, c'est parce qu'il est le président du Comité d'analyse de la société créée en 2004 (année où il a quitté ses fonctions de ministre, étrange!). Un poste pour lequel il touche 1500€ en plus des 4500 que l'université devait lui verser tout le temps de sa mise à disposition. A tout cela s'ajoute la retraite qu'il touche pour avoir été ministre.

Que l'Etat ait décidé de rembourser Paris 7 pour mettre fin à la polémique est déjà choquant, mais que des ex-ministres comme Ferry refusent de renoncer à leurs anciens privilèges et aillent même jusqu'à en abuser l'est encore plus. Il faudrait rappeler à certain hauts fonctionnaires que l'on ne se met pas au service de l'Etat en tant que ministre dans un but pécunier mais qu'il s'agit plus d'un sacrifice que d'un moyen de toucher une rente à vie.

mercredi 8 juin 2011

Marvin Martin ne sera pas le nouveau Zidane!

La victoire de la France sur l'Ukraine 4 à 1 ne nous a pas rassuré quant au niveau de jeu des bleus, mais elle a au moins eu le mérite de montrer que l'on pouvait compter sur le talent des plus jeunes. Avec une passe décisive et deux buts en 15 minutes lors de sa première sélection, le petit Marvin Martin a montré qu'il avait un sacré potentiel! À condition bien sûr que l'on ne le gâche pas...

J'entends déjà arriver au loin les commentaires de Christian Jean-Pierre et David Astorga dans Téléfoot dimanche: "L'équipe de France a trouvé son nouveau leader", "Une étoile du foot est née" et tout le tralala!

Seulement, il y a deux catégories de joueurs qui marquent deux buts lors de leur première sélection. Les Bafétimbi Gomis, quatre apparitions en bleu et puis s'en va, et les Zinedine Zidane, 108 sélections, 31 buts, une coupe d'Europe et une Coupe du Monde à son palmarès.

Espérons simplement que Marvin Martin, déjà surnommé "MM" par ses coéquipiers en références aux initiales "ZZ" de Zizou, ne se rangera pas dans la catégorie des Gomis. Trop de joueurs que l'on comparait à Zidane comme Meriem ou Pedretti n'ont jamais donné la satisfaction tant attendue. Loin de moi l'idée de dire que tous ces joueurs sont mauvais, ce sont des joueurs lambda et rien de plus. L'exemple encore récent de Gourcuff laisse lui aussi sceptique. Retrouvera-t-il un jour le niveau qui l'a vu faire les beaux jours de Bordeaux? Difficile à dire, mais cela fait un an et demi que ça dure...

Marvin Martin avec tout le talent qu'il peut avoir ne sera jamais Zidane, et avoir le même palmarès que lui à la fin de sa carrière est tout le mal qu'on lui souhaite. Zidane est une légende et c'est pour cette raison que Martin ne l'égalera jamais, à moins qu'il n'en devienne une à son tour, ce qui est loin d'être encore son cas. Alors pour le moment laissons "MM" tranquille.

mardi 7 juin 2011

Ce que DSK a changé...

Pour peu que certains n'en doutent encore, on le sait maintenant, DSK ne sera pas candidat aux primaires et encore moins élu président. On pouvait pourtant se montrer confiant quant à ses chances d'accéder à la fonction suprême. Mais si DSK a hypothéqué ses chances, il semble que rien ne sera jamais plus pareil après lui.

Car l'ex-directeur du FMI et ses écarts peuvent se targuer d'avoir complétement modifié le rapport des français à la politique, et pas nécessairement en mal. Partout en France on parle de lui et cela soulève dans les discussions la question de la politique. Dans les familles, les groupes d'amis, entre collègues, chez les jeunes et les moins jeunes, on débat et chacun y va de son intime conviction. Complot? Pas complot? Viol? Pas viol? De gauche? Pas de gauche? Mais cela ramène inéluctablement sur le tapis la question de la présidentielle 2012.

DSK aurait-il fait un bon président? C'est l'interrogation qui revient dans toutes les bouches. Les gens se demandent ce qu'il aurait pu faire ou au contraire ce qu'il n'aurait pas fait pour changer la France. Tout autour de moi j'entends des personnes parler de cette affaire. L'aspect fait divers est le premier à être abordé mais faute de matière, l'aspect politique reprend vite le dessus.

En essayant de séduire ou violer (il faut bien avouer que ce n'est pas encore très clair) la femme de chambre du Sofitel de Manhattan, DSK a marqué l'histoire politique française. Certes, pas dans le bon sens du terme, mais il a peut-être réveillé la conscience politique des français car à un peu moins d'un an de la présidentielle de 2012, on ne les a jamais vu si concernés par le sujet. À se demander si DSK n'aurait pas tout changé bien malgré lui...