mercredi 27 juillet 2011

Extrême droite : la France et la Norvège dans le même bateau


Selon son avocat, l’auteur présumé du massacre norvégien Anders Behring Breivik est atteint de démence tant ses propos et la justification de ses actes semblent incohérents. Les spécialistes statueront eux-mêmes sur ce cas et nous dirons si Breivik est bel et bien fou au sens médical du terme. Pourtant, il est loin d’être le seul à partager cette idéologie fondamentaliste chrétienne d’extrême droite qui fantasme sur le déclenchement inéluctable d’une guerre religieuse entre chrétiens et musulmans et qui ne voit son salut que dans un départ en croisade contre l’Islam.

La France n’est pas épargnée, elle est elle aussi de plus en plus imprégnée de ces idées moyen-ageuses. Le débat sur l’identité nationale lancé par l’UMP est déjà, dans une moindre mesure, un prélude à cette idéologie. La question posée par la majorité ne visait ni plus ni moins à savoir s’il faut encourager en France l’émergence de cultures nouvelles, et en particulier de la culture musulmane ou si, au contraire, il faut leur faire barrage dans la crainte qu’elles n’altèrent notre identité nationale chérie. Au passage, il est sage de préciser que l’identité se caractérise aussi par l’évolution qu’elle peut subir au fil du temps, il est donc normal qu’elle soit altérée.

Le débat sur l ‘identité nationale a finalement été enterré mais d’autres tendances montrent que ce qui s’est passé en Norvège peut tout aussi bien arriver en France. Les apéros saucissons/pinards lancés un peu partout dans le pays en 2010 n’avaient pour but que d’exacerber cette opposition entre musulmans et chrétiens. Bien que les organisateurs de ces manifestations se soient déclarés en faveur de la laïcité, les pages Facebook relatant l’événement étaient d’une violence extrême aussi bien par les mots que par les images. Et visiblement, les participants ne se mobilisaient pas uniquement par soucis de protéger la laïcité. Le terme de croisade y était par ailleurs souvent utilisé.

Des groupuscules chrétiens fondamentalistes se développent également un peu partout en France. Sous couvert d’activités associatives bien sous tous rapports (environnement, culture…), des groupes d’extrême droite comme Dies Irae prônent la violence pour affirmer la suprématie des catholiques sur les musulmans, tout cela est saupoudré d’antisémitisme et de négationnisme. Ces groupes de fanatiques comparables à des factions s’entrainent et se préparent en vue d’une guerre de religions à venir. L’émission Les Infiltrés de France2 avait réalisé un reportage sur ces mouvances intégristes que je vous invite à regarder, les cinq autres parties sont consultables sur youtube.



La France est donc loin d’être à l’abri des risques que représente l’extrême droite, ne serait-ce qu’avec la forte présence du FN sur la scène politique. Ce qui est d’autant plus inquiétant est la part toujours plus importante que la religion prend dans le débat et qui pousse une poignée de fanatiques bien loin d’être fous à défendre par tous les moyens l’utopie d’une identité nationale gravée dans le marbre.

samedi 23 juillet 2011

Votez Poutine et son armée !


En 2012, les Français ne seront pas les seuls à voter. Les Russes devront eux aussi se rendre aux urnes pour élire leur président qui succèdera à Dimitri Medvedev. Son challenger principal ne sera nul autre que son mentor : Vladimir Poutine. C’est pourtant lui même qui avait fait de Medvedev son poulain, le déclarant candidat le plus apte à le remplacer après deux mandats présidentiels qui, en accord avec la constitution russe, lui interdisaient de se présenter une troisième fois consécutive.

Après s’être octroyé un petit mandat sabbatique de Premier Ministre, Poutine repart donc à l’assaut de la fonction présidentielle. Il semble déjà avoir une longueur d’avance sur Medvedev, il faut cependant dire qu’il possède des soutiens de poids !


Diana, une jeune étudiante d’une vingtaine d’année a lancé le 18 juillet sur youtube un clip où elle appelle toutes les femmes de Russie « belles et intelligentes » à tomber le haut pour Poutine. Elle déchire d’ailleurs son tee-shirt à la fin du clip pour afficher son soutien au « leader national ». La vidéo met aussi en scène d’autres jeunes filles en train de bronzer et d’utiliser du matériel Apple dernier cri. Summum de coolitude selon les Russes ? C’est en tout cas ce que semble penser Diana et son mouvement qui s’est donné le nom de « Armia Poutina », l’Armée de Poutine en russe. Un rassemblement de soutien à leur idole était d’ailleurs prévu vendredi 22 juillet sur la place Pouchkine de Moscou avec pour slogan « Je déchire pour Poutine ! ».

Avec ce que l’on peut voir en France, on ne s’étonne pas trop que le débat politique russe puisse être porté par des idées aussi rétrogrades. Ce qui est plus inquiétant c’est de voir à quel point les femmes sont de plus en plus utilisées, sans forcément s’en rendre compte, comme des faire-valoir par les hommes politiques qui veulent exalter leur virilité en ces temps de crise. Sarkozy et son top model, Berlusconi, ses « veline » et ses call-girls et maintenant Poutine et son armée… Cela dit si vous voulez continuer à voir de belles gonzesses votez Poutine !

jeudi 21 juillet 2011

Les concours des écoles de journalisme ne sont pas inaccessibles


Les aspirants journalistes le savent, pour avoir les meilleures chances d’intégrer le métier il faut passer par une école de journalisme. Une petite recherche sur Google vous fera sans doute peur. Sur tous les sites ou presque, vous lirez qu’entrer dans l’une des 13 écoles reconnues par la Commission Paritaire Nationale de l'Emploi des Journalistes (CPNEJ) est un parcours du combattant quasi impossible. La phrase qui revient sans cesse est « beaucoup d’appelés mais peu d’élus » ce qui est en substance vrai. Bien qu’ils soient très difficiles, la réussite à ces concours est pourtant loin d’être inaccessible.

J’ai personnellement passé ces concours et été admis à deux d’entre eux. Evidemment, au regard de cette information vous pourrez penser que mon avis n’est pas objectif, libre à vous de continuer à lire ou non. Je n’ai pas particulièrement travaillé comme un forcené. Je me suis juste astreint à ficher Le Monde ou d’autres journaux au moins 5 fois par semaine et à suivre l’actu en parallèle de mes études à la fac. Connaître l’actualité sur le bout des doigts est la clé de ces concours pour être admissible à l’oral. Avoir des prédispositions pour l’écriture est un plus indéniable mais pas indispensable si ce que vous écrivez est clair, concis et sans fautes d’orthographe. En respectant ces principes, normalement ça passe ! L’anglais peut aussi faire la différence dans la mesure où certains concourants peuvent difficilement combler leurs lacunes en à peine un an.

Si vous arrivez à l’oral ça se complique un peu. La principale qualité qui doit ressortir lors de vos entretiens de motivation est probablement d’avoir une bonne vision d’ensemble de ce qu’est le métier et pour ça pas de mystère le stage est indispensable. Il n’est pas forcément nécessaire pour intégrer certaines écoles mais c’est un gros plus de montrer que vous savez comment fonctionne le milieu du journalisme. Bien connaître les grands médias nationaux et régionaux et ceux qui les dirigent est très important. Discuter avec des journalistes est aussi un bon moyen pour acquérir ces connaissances, trainer sur internet aussi. Montrer que vous maîtrisez bien les nouvelles technologies qui véhiculent l’information est souvent un atout.

Ces conseils ne sont pas infaillibles, d’autant plus que beaucoup d’autres épreuves peuvent apparaître au programme des oraux de certaines écoles et que la sélection se fait aussi sur votre personnalité. Tout cela peut faire peur mais c’est loin d’être insurmontable. Faites le calcul vous-même, avec, en général, une trentaine de places par écoles, pour 13 écoles avec en moyenne 1000/1100 concourants pour les plus gros concours (on retrouve à peu de chose près les mêmes têtes) décrocher une école reste possible. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un concours et que ne pas répondre à toutes les questions d’actu n’est en aucun cas rédhibitoire car faire un 100% sur cette épreuve est proprement impossible. Le but est simplement de répondre à plus de questions que vos concurrents. Sur ce, bonne chance pour l’année prochaine !

Quelques liens utiles :





mercredi 20 juillet 2011

Harry Potter, le commencement de la fin ?


Le dernier volet de la saga des Harry Potter est sorti le 13 juillet 2011 et pour tous les fans c’est la fin d’une époque, que dis-je, d’un monde ! Bien que le suspense ait été quelque peu prolongé par la décision de la production de scinder en deux parties Harry Potter et les reliques de la mort, un choix probablement tout autant économique que pratique, aujourd’hui la boucle est bouclée.

Si pour beaucoup, le dernier film est le meilleur de la série, on y trouve pourtant rien de bien révolutionnaire. Son seul intérêt réside dans le dénouement final qui nous fait ENFIN découvrir qui sortira vainqueur de l’affrontement entre le méchant Voldemort et le gentil Harry. Le suspense est toutefois de courte durée pour ceux qui ont déjà lu les livres, il reste néanmoins intéressant de voir les films ne serait-ce pour comparer leur fidélité au récit original de J.K Rowling. Sur ce point rien à redire pour le 7e et dernier opus de la saga.

Le problème des Harry Potter, c’est qu’on va plus les voir par nostalgie d’une jeunesse qui s’éloigne inéluctablement que pour leurs qualités cinématographiques. Les effets spéciaux sont très beaux et la 3D n’est heureusement pas utilisée à outrance ce qui ne pénalise pas le film. Si techniquement Harry Potter et les reliques de la mort est certainement l’un des meilleurs de la série, on reste toujours dans le même schéma : vision manichéenne du bien et du mal, des personnages qui du point de vue moral ont très peu évolué depuis leurs 11 ans (âge des héros dans le 1er épisode). Le summum de la niaiserie arrive avec la dernière scène du film qui projette Harry et ses potes dans le futur. C’était déjà limite dans le livre mais dans le film on touche le fond !

Mais que les fans inconditionnels du sorcier aux petites lunettes rondes se rassurent ce n’est que le début de la fin ! Ce dernier film en date ne sera probablement pas le dernier de la série. Difficile de croire que J.K Rowling et la Warner ne s’assoient sur une poule aux œufs d’or pareille. Parions que les années à venir verront naître des films détaillant l’histoire de Voldemort de sa jeunesse jusqu’à ses premiers méfaits et qui sait, les enfants d’Harry auront peut-être eux aussi d’autres aventures. C’est le problème du bien qui triomphe toujours du mal et des histoires qui finissent toujours bien : on peut les recycler et en faire des suites à l’infini…